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La Lorgnette du Margouillat

LES MOUCHES

LES MOUCHES

Les mouches
"Le pire ennemi de l'homme
Les mouches et les hommes se livrent depuis les origines du monde un combat sans répit ni quartier, dont l'enjeu est l'espace vital. Cette lutte a influé sur l'histoire de tous les peuples sur les cinq continents.La mouche a entravé ou précipité la plupart des projets et des activités humaines. Ses possibilités de nuisance sont exceptionnelles.Près de 80 000 espèces se partagent la planète. Piqueuses, suceuses de sang, porteuses de maladies mortelles, les mouches, au cours des siècles, ont tué davantage que les conflits entre nations. Aujourd'hui encore, la moitié de l'humanité souffre de leurs incessantes attaques. Éliminées chaque année par milliards, elles continuent à prélever un lourd tribut : troupeaux décimés, ravages sur les cultures, sans oublier les vies humaines.Les mouches règnent sans partage sur plus de 10 millions de km2 répartis sur toute la planète, soit la surface du Canada. Ces territoires sont interdits à l'homme et à ses activités. Ailleurs, elles engendrent d'innombrables désastres humanitaires, économiques et écologiques, chiffrés par dizaines de milliards de dollars chaque année.Source d'affrontements scientifiques, religieux et économiques, la mouche a été regardée tout au long des siècles, tantôt comme l'incarnation des forces du mal, tantôt comme l'instrument de Dieu. Elle a inspiré écrivains, peintres, sculpteurs et cinéastes.Un fait semble avéré : plus l'homme prolifère, plus la mouche prolifère ; plus l'homme détruit son environnement, plus la mouche prospère ; plus l'homme vit dans des conditions miséreuses, plus la mouche s'épanouit ; plus l'homme fait la guerre, plus la mouche progresse.Alors que depuis 30 ans les hommes ont multiplié les programmes d'éradication auxquels les mouches ont toujours su s'adapter, le combat entre les hommes et les mouches semble plus indécis que jamais."
Ces mots de Martin Monestier, en préface de son fantastique livre publié en 1999, bourdonnent dans ma tête depuis quelques jours. Depuis le premier véritable orage d'hivernage essuyé ici, au Sénégal.
A l'apéritif, on a ressorti les sous-bock! Carton qui est vite passé de sous le verre à sur le verre afin que nos milliards d'ennemis ne sirotent notre rosé d'Anjou.
Déguster quelques crevettes est devenu un combat. Au port, à la sécherie de poissons, c'est l'apocalypse selon Saint Jeff Goldblum...
Ces diptères pénètrent dans tous vos orifices sans demander quelle qu'autorisation préalable. Tout est bon quand il s'agit d’atterrir; de votre calvitie au bout de votre nez.
J'avais oublié que, ça aussi, c'est l'hivernage!


(Aquarelle priscilla Trabac)

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