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La Lorgnette du Margouillat

CACA BOUDIN

CACA BOUDIN

Mon inquiétude unique devant le journalisme actuel, c'est l'état de surexcitation nerveuse dans lequel il tient la nation.
Aujourd'hui, remarquez quelle importance démesurée prend le moindre fait.
Quand une affaire est finie, une autre commence. Les journaux ne cessent de vivre dans cette existence casse-cou.
Si les sujets d'émotion manquent, ils en inventent...

J'ai volontairement omis de poser les guillemets sur ces quelques lignes... écrites en 1888 par Émile Zola...

Imaginez l'assommoir si le brave Émile avait connu les réseaux sociaux, les chaînes de télé caca, les magazines boudin...

Si rien n'a changé, sinon s'accentuer à outrance, il faut quand-même bien admettre qu'au dix neuvième siècle, les baveux avaient encore de la plume ! De l'orthographe également.
Les diarrhées avaient de la tenue. Aujourd'hui, elles se répandent lamentablement.

"La presse se presse, elle a le rhume des fesses !"

Quand le vieux lézard est entré dans "la grande maison d'éditions" qui fut la sienne durant quarante ans, même le scribouillard préposé aux "chiens écrasés", aux "marronniers" et autres fastidiosités savait écrire.
Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne pouvaient ignorer Bescherelle...

Ici, au Sénégal, quelques belles plumes encore ! Parfois ampoulées, pindariques, académiques mais, souvent gourmandes, savoureuses.
Il est ce paradoxe d'un pays qui transpire de l'anti-français par tous les pores de sa peau mais qui chérit encore, pour certains, la langue de Molière bien mieux que les descendants des colons.

aquarelliste inconnu

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