Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
La Lorgnette du Margouillat

MINISTRE DE RIEN

MINISTRE DE RIEN

Pourquoi faire simple quand on aime faire compliqué !?!
Lisant le trente deux mille quatre cent douzième document analysant la situation touristique du Sénégal, je n'ai, cette fois, pu m'empêcher de dégainer ma sulfateuse à spécialistes.
Trois pages de palabres, trois pages d'analyse, de recommandations, d'état des lieux, de larmes, de suppliques, de conseils, d'appels à séminaires, réunions, aides et subventions; de pousse-toi d' là que j' m'y mette... le vieux lézard, con comme un balai, imbécile patenté et ancien touriste se permet - ici et nulle part ailleurs - de très brièvement, donner la solution la plus simple. Tellement qu'elle n'a même pas été effleurée par ces cols blancs - sauf le vendredi - de l'intelligentsia du pays de la Téranga.

Hors de question que le vieux lézard vous assomme de chiffres. Peu sont crédibles, déjà...
Simplement, il  "suffirait" d'exonérer totalement les voyageurs des taxes aéroportuaires - les plus chères du monde - durant une ou deux années.
Rapide calcul: les aides et subventions actuelles au niveau du tourisme démantibulé, voire agonisant sont très nettement au-delà des recettes fiscales de l'AIBD.
Pour peu que les avions puissent voler et que chacun soit responsable de la santé de l'autre, ce sont deux millions minimum de passagers sur une seule année.
Perte de recette estimée pour l'état: moins de quatre cent milliards de francs cfa.
Somme dépensée par les touristes sur place estimée à quatre mille milliards.

T'es con reptile !
Les quatre cent milliards, c'est pour l'État, les poches de ces Messieurs en col blanc et poches percées ! Aider à l'Émergence...
Les quatre mille milliards, ce serait pour le peuple, les réceptifs, les guides, les antiquaires, les serveuses, les ménagères, les artisans, les fournisseurs, les prestataires de services et autres... Vous savez, ces autres qui ne comptent pas ou si peu mais qui pèsent tant pourtant. Même aux élections...

Piètre ministre de moi-même, je m'en retourne dans ma case de brousse. La prochaine fois, rappelez-moi d'être moins stupide et de m'occuper de mes oiseaux.

illustration Yves Gusella

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article