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La Lorgnette du Margouillat

INDÉCENCES

INDÉCENCES

L'immobilier sénégalais ne connaît pas la crise.
La hausse des prix est vertigineuse.
Avec les seules vingt deux années d'observation du lézard dans ce domaine, ça paraît surréaliste.
La gestion monstrueuse et mafieuse du foncier national, je ne l'évoquerai même pas !
Je vis trop loin de ces turpitudes politicocopinadesques, ces dons bidon de dieu infâmes, ces spoliations dégueulasses.

Notez que tout est relatif, du moins en ce qui concerne les zones rurales, la brousse.

À l'arrière de Ngaparou, là ou désormais résident les "milliardaires", un magnifique verger de manguiers de cinq mille mètres carrés se vendait trois millions (4.600Euros) au début du siècle.
Voici encore cinq ou six ans, une parcelle nue au village du lézard se négociait autour de quatre cent mille (615 Euros)...
Aujourd'hui, il faut débourser un million ! (plus de 1.500 Euros)

Anecdote: Un couple de toubabiens se porte acquéreur d'un joli terrain de trois mille mètres carrés à l'autre bout du village; le long d'une piste, entre champs et rôniers, acacias et herbes à chameau.
Le paysan a besoin de xaalis...
Le marchandage durera près d'une année.
Finalement, le fatiguement des protagonistes coupera la poire en deux... Adjugé cinq millions hors frais, taxes, enregistrement, mutation, ponctions diverses et coutumières...
Murs, portail et puits multiplieront le prix par "plus plus".

- On n'a plus assez pour construire la villa et la piscine

Je me suis permis de répondre que dans un village modeste et sans eau, il est assez délicat, vis à vis des habitants, de s'offrir une telle propriété.
On est beaucoup moins potes depuis cette réflexion.

illustration Françoise Rancurel

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